Il y a un domaine très spécialisé ici, c’est l’intelligence artificielle

Du pétrole au cannabis, de l’or noir à l’or vert, l’Alberta cherche à nuancer sa palette en matière de diversité économique. Trouver de nouveaux investisseurs étrangers susceptibles de miser sur l’autre belle province, c’est le travail de Malcolm Bruce, francophile et directeur d’Edmonton global. Comment cette entreprise sociale fondée depuis juillet 2018, tire son épingle du jeu parmi les mandats de la Chambre de commerce d’Edmonton et du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) ? Malcolm Bruce nous en parle.

Quel est le rôle d’Edmonton Global?

Notre entreprise sociale travaille au niveau de la métropole de la ville d’Edmonton et de la province. Nos partenaires sont les 15 municipalités* de la métropole. Notre mission consiste à rehausser le profil et de promouvoir la région métropolitaine de la ville auprès des investisseurs corporatifs internationaux. Notre responsabilité est de faire venir les investissements étrangers, mais aussi d’aider à l’exportation commerciale. Nous touchons des subventions de la province et du fédéral. Nous travaillons en ce moment sur quatre types d’activités : l’agriculture, l’industrie manufacturière, la santé et l’énergie.

Quels sont, selon vous, les points forts de l’Alberta?

Tout d’abord, nous avons 7 universités et des écoles polytechniques. Ce qui produit 20 000 étudiants par année dans plusieurs domaines. Il y a un domaine très spécialisé ici, c’est l’intelligence artificielle. Grâce à l’Université de l’Alberta, nous sommes les troisièmes plus reconnus au monde dans ce secteur. Un des autres atout majeur est que la métropole d’Edmonton est celle qui possède la population la plus jeune du Canada. Nous avons aussi la population qui croît le plus au pays, avec un très bon niveau d’études.

Malcolm Bruce a créé Edmonton Global en 2018.

Quels autres arguments avancez-vous aux entrepreneurs étraners que vous souhaitez convaincre?

Notre position géographique est également un argument. Nous sommes très bien situés avec la Chine et l’Asie pour l’approvisionnement, et les connections routières : Transcanadienne et Yellowhead ou l’aéroport (NDLR : pour atteindre le marché de l’Ouest). 

Quels sont les secteurs d’activité qui sont les plus susceptibles d’attirer des investisseurs étrangers selon vous? 

Certainement l’agriculture car il y a plusieurs intérêts, 35 % de la meilleure terre en Alberta, se trouve ici, dans la métropole d’Edmonton, et les terrains ne sont pas chers. Ensuite, le secteur de la technologie (NDLR : en rapport avec ce qui a été dit précédemment). Troisièmement, le secteur de l’énergie. Nous avons la plus grosse zone (NDLR : d’industries pétrochimiques) du Canada, ici, au nord-est de la région. 

Malgré les avantages du territoire que vous venez de nous énoncer, qu’est-ce qui, au contraire, représente un frein aux investissements ici?

Pour moi la chose que l’on a le plus besoin de travailler, est la confiance envers le Canada. Il est très difficile de créer les infrastructures nécessaires pour ceux qui veulent faire des investissements au Canada, acheminer leurs marchandises, comme on l’a vu récemment avec la Colombie-Britannique. C’est le problème. 

Malcolm Bruce

Beaucoup d’entreprises ont critiqué la hausse du salaire minimum à 15 dollars. Est-ce que c’est réellement un problème?

Ça dépend du secteur d’activité. Dans l’agriculture, ça peut être un problème pour une entreprise de payer plus. Pour le secteur des technologies, très peu sont payés au salaire minimum, donc non, ce n’est pas un problème. Chaque entreprise a des besoins différents.

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